Comment défiscaliser en toute légalité ?

Réduire ses impôts en passant par des dispositifs officiels constitue une démarche parfaitement légale, dans laquelle s’embarquent de plus en plus de contribuables. Le point sur ces solutions et comment en tirer réellement profit.

Défiscaliser, oui mais quand ?

C’est l’une des questions récurrentes qui émergent quand on évoque les problématiques fiscales. Beaucoup de contribuables se demandent s’il faut atteindre un certain niveau d’imposition pour prétendre à un abattement fiscal. A priori, la réponse est non. Les programmes officiels de défiscalisation ne s’ouvrent pas qu’aux plus nantis. Cette idée reçue vient certainement du fait que les dispositifs rattachés aux différentes lois de défiscalisation impliquent un investissement. Mais même avec cette considération, il est intéressant de savoir que les dispositifs sont assez variés pour correspondre à différents profils patrimoniaux.

Les solutions de défiscalisation financière

La défiscalisation financière constitue un premier moyen de profiter d’abattement fiscal dans un cadre légal. Dans cette perspective, les candidats à la défiscalisation contribuent à des produits d’épargne ou à des placements. Ces solutions s’adressent a priori à ceux qui défiscalisent tout en poursuivant un objectif de constitution de patrimoine. Les fonds constitués par le biais de ces solutions de défiscalisation financière permettent à l’État de soutenir des structures ou secteurs économiques, ou encore le développement d’une région.

Il existe de nombreux dispositifs, parmi lesquels le PERP qui présente quelques avantages, en plus de la défiscalisation proprement dite. Les gestionnaires de patrimoine considèrent effectivement ce plan d’épargne retraite comme un relais intéressant à l’assurance chômage. Les conditions d’utilisation de ce dispositif prévoient effectivement la possibilité d’un déblocage si les droits au chômage expirent. Pour des dispositifs comme les Sofica et les FPCI, les mêmes gestionnaires invitent déjà à plus de prudence, car ce sont des produits présentant déjà plus de risques.

La défiscalisation par les investissements immobiliers

Dans l’ancien comme le neuf, les dispositifs de défiscalisation immobilière font florès. Dans l’ancien, ces solutions visent à encourager la conduite de travaux permettant de rehausser les performances des habitations pour à terme, redynamiser le marché. Faisant suite aux anciens dispositifs Duflot et Scellier, la loi Pinel présente ainsi un volet consacré aux logements anciens. Les travaux engagés dans ces derniers doivent leur permettre de répondre aux normes. Il existe d’autres dispositifs – Malraux et Borloo – qui visent respectivement les biens anciens implantés en ZPPAUP et aux immobiliers anciens destinés à la location.

La défiscalisation immobilière dans le neuf est supportée par des dispositifs comme la loi Pinel. Dans ce cas, elle intervient pour des biens qui ont moins de 5 ans d’âge, qu’il s’agisse de surélévation ou de construction de zéro. La condition est qu’il n’existe pas de mise en location dans l’historique de la maison ou de l’appartement. D’autres démarches s’offrent au contribuable désirant profiter d’abattement fiscal par cette voie. La location meublée, professionnelle ou non professionnelle, constitue ainsi une alternative. Quelle que soit la voie choisie par les contribuables pour réduire leurs charges d’impôts, les gestionnaires de patrimoine les enjoignent de ne pas sélectionner un dispositif à cette seule fin. Il ne faut pas oublier que toute défiscalisation implique un placement. Il faut donc également raisonner en termes de rentabilité.