Suite à la baisse historique des taux, les banques ont du redoubler d’effort pour continuer leurs belles productions de prêt immobilier, faisant ainsi du secteur financier l’un des plus en forme du moment. Mais avec l’essoufflement, faut-il redouter un resserrement des conditions de prêts ? Lumière.

Des taux historiques à l’accalmie

Les années 2015 et 2016 ont connu de belles performances en matière de baisse des taux, des niveaux jamais vu depuis la seconde guerre mondiale et un marché de la finance en pleine effervescence. Le sport national est devenu la renégociation de crédit immobilier, avec un objectif commun à tous les emprunteurs, celui de réaliser des économies sur les intérêts. Certains ont renégocié plusieurs fois alors que d’autres ont misé sur le rachat de crédit immobilier pour faire jouer la concurrence et changer de domiciliation bancaire. Toujours est-il que cette période s’est calmée pour deux raisons, la première étant la remontée lente des taux mais suffisantes pour calmer les envies de renégociation, la seconde étant liée à l’essoufflement de la clientèle, à force d’avoir renégocié en quantité, les banques ont épuisés les stocks et doivent se tourner vers la production de crédit immobilier.

Un changement de cible

Les emprunteurs qui avaient la capacité d’emprunter n’ont pas manqué l’occasion de le faire pendant la période de baisse des taux et certains ont pu acheter des biens qu’ils n’auraient jamais pu avoir en temps normal. D’autres ont du patienter ce revirement de situation pour espérer obtenir une étude de faisabilité et surtout un financement de leur projet, ce sont les emprunteurs souhaitant bénéficier d’un prêt à l’habitat sans apport. Ces profils particulièrement sensibles aux exigences des banques sont désormais le coeur de cible et il est possible d’obtenir son financement alors qu’en période de baisse des taux, la demande aurait été recalée pour privilégier les dossiers avec apport financier.